|
| Accueil News Chroniques En marge Interviews Vu sur scène Marque-pages Liens Contact |
|
Un disque d’été : Crowded House - S/T (1986) article écrit par Paul-Ramone, le 4 août 2008 Ce serait quoi, pour vous, l’album de vacances idéal ? Vaste problématique qu’il convient de ne pas traiter à la légère. Surtout, hors de question de faire le malin en imposant ses dernières trouvailles qui suintent l’égoïsme pointu. Non. Ce serait un disque qui prend l’air, un disque qui se partage. Ce serait un disque naïf, nécessairement pop. Le genre de disque qui rend heureux, que l’on glisserait dans le poste sur la route de la plage, et tout le monde dans la voiture suivrait. Un disque donc d’harmonie(s) qui évoquerait le paradis. Ce paradis rêvé, ce serait bien sûr celui de notre nostalgie, souvenirs d’instants parfaits, du moins comme on se plait à s’en rappeler. Bien sûr, tout le monde a son disque rêvé. A mon tour, plusieurs options s’offrent : une bonne vieille compilation des Rubinoos ferait un sérieux prétendant, 16 Lovers Lane des Go-Betweens, l’unique album des The Sneetches (rien que la pochette est une invitation à la plage !), le premier album solo de Chris Stamey (dB’s) It’s All right et puis les classiques Rubber Soul, le Something/Anything de Rundgren... Mais si votre serviteur devait jouer franc-jeu, il avouerait que les vacances n’ont pas encore officiellement commencé sans avoir préalablement pris rendez-vous avec le premier album éponyme des Crowded House. Et ça fait quinze ans que ça dure, un vrai rituel. Peut-être pas le genre d’album qui viendrait forcément à l’esprit si un top 10 de tous les temps devait être dressé un flingue sur la tempe, mais bon dieu... quel disque ! Rayon pop song vibrantes, ces Neo-zélandais faisaient pratiquement mouche à tous les coups. Des tueurs. On a que l’embarras du choix : "Mean to Me", l’incandescent “Something So Strong”, “World Were You Live” (pour chanter à tue-tête la vitre ouverte), “Can’t Carry On”, “Hole In The River”... Two-hit wonder aux USA, pratiquement ignorés en France... les Crowded House auraient pu devenir énormes. Du moins, c’est ce que tout le monde dit. Thom Yorke et sa bande ou encore Johnny Marr sont de ceux-là. Après plus d’une dizaine d’années séparés, Neil Finn a reformé son groupe en 2006. L’album qui a suivi n’est pas aussi glorieux que ses quatre prédécesseurs, mais sur trois ou quatre plages, on replonge instantanément. L’année dernière, le Wembley Arena les a accueillis à bras ouvert. En France, ils ont rempli le sous-sol de la Maroquinerie. Un concert d’anthologie paraît-il. On ne s’en remet toujours pas de les avoir manqués.
|
Du même auteur - Sparklehorse - Cordes et fantômes que j’ai connus - La cuvée 2009 (les tops des rédacteurs) - La cuvée 2009 (le top de la rédaction) - Sélection estivale - Damien Jurado - Saint Bartlett - Wolf Parade - Expo 86 - Rubik - Dada Bandits - Ed Harcourt - Lustre - Peter Wolf Crier - Inter-Be - The New Pornographers - Together - Foals - Total Life Forever - The Radio Dept. - Clinging To a Scheme - The Brian Jonestown Massacre - Who Killed Sergent Pepper ? |