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Zealrecords - 2006
1. Losgehen
2. June
3. They Storm In (No Knock)
4. By Then It Was Summer
5. I Thought You Were My Pal
6. Theme For Crusaders
7. Zalmo Zalar
8. I Can’t Remember Whether I Said Thank You
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Toman - Perhaps We Should Have Smoked The Salmon First
article écrit par Laurent, le 20 septembre 2006
C’est avec un sourire et un bonheur non cachés que je chronique ce groupe belge. A l’instar de cette pochette si fraîche, les quatre lascars (Bram, Lode, Wouters et Jens) qui officient derrière Toman sont des flamands qui ne manquent pas d’humour - caustique qui plus est.
Perhaps We Should Have Smoked The Salmon First (tout un programme) fait suite à leur premier opus, Catching A Grizzly Bear, Lesson One, sorti l’année dernière. Des petites illustrations accompagnées d’explications précises nous informent sur les différentes sortes de saumon. Une jolie photo (en bord de mer bien sûr) d’un côté et un montage de photos diverses de l’autre illustrent le ‘poster’ qui l’accompagne. « Hey ! what we do today, and it’s raining in my pocket, I don’t want to feel the sun » témoignent de leur état d’esprit. Vous l’aurez compris, les paroles lorgnent gaiement du côté des De Portables, connus pour leur surréalisme joyeux, qui ont produit leur premier album et partagent leur studio). On se laisse emporter sans peine par ces mélodies tarabiscotées, à la manière de “By Then It Was Summer”, évoquant largement Grandaddy, mais aussi tout l’univers de Dead Man Ray et consorts (label Heavenhotel). Avec le support de Dirk Miers, une trompette vient souvent injecter une dose tantôt jazzy tantôt world à un ensemble plutôt post-rock. Très bonne surprise à écouter en boucle.
Lire l’interview
Le site de Toman
La page Myspace
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Deltasonic - 2006
1. Tired Of Hanging Around
2. It’s The Little Things We Do
3. Valerie
4. Someone Watching Over Me
5. Secrets
6. How Does It Feel
7. Why Won’t You Give Me Your Love
8. Oh Stacey (Look What You’ve Done)
9. You’ve Got A Friend In Me
10. Hello Conscience
11. I Know I’ll Never Leave
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The Zutons - Tired of hanging around
article écrit par Laurent, le 18 septembre 2006
Nous sommes en 2020. Un film, Who Killed the Zutons ?, du titre du premier album de ce groupe briton, est projeté dans les salles. Il est, à lire les chroniques dans les revues spécialisées, basé sur une histoire vraie : celle d’un groupe de Liverpool, qui, tout comme The Coral, avait tout pour plaire. Un humour décapant, un talent musical indéniable, un producteur aux mains d’argent (Ian Broudie) avaient fait des Zutons un des poulains sur qui miser dans la folle course du rock’n’roll. Leur deuxième album donnera une réponse à la question posée par le film : c’est bel et bien eux-mêmes qui se sont tirés une balle dans le pied, comme leurs camarades cités plus haut, en décidant de laisser tomber leur producteur, en réchauffant leur mélasse dans des casseroles sales et, enfin, en ne soignant pas vraiment l’art de la réception . Notons une bande originale pas toujours convaincante malgré quelques joyaux. Tired of hanging around ? Nous aussi.
Le site des Zutons
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Such Prod/Abeille Musique - 2006
1-Damballa
2-Mandé yo
3-Dans les rues de Harlem
4-Love is chain
5-Série noire
6-So song
7-Let’s find a day
8-Mr Potts
9-Tell me
10-Winners
11-Follow my love
12-Nevername
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Roland Brival - Kayam
article écrit par Fabrice Fuentes, le 16 septembre 2006
Le martiniquais Roland Brival a enregistré seulement quatre disques en vingt-six ans. Il faut dire que la musique n’est qu’une facette de la riche personnalité artistique de ce touche-à-tout jamais rassasié, l’écriture (quatorze romans à son actif), la peinture et la sculpture s’avérant tout aussi fondamentales à son univers métissé. L’œuvre de Brival s’apparente à un bouillonnement de désirs, d’idées, de mots, de couleurs, de sons, de lignes qui forment un écheveau complexe et disent un monde aux frontières culturelles et géographiques incertaines. Son premier disque sorti en 1980, Créole Gypsy demeure aujourd’hui un modèle de musique créole délocalisée, puisant son énergie autant dans le jazz urbain que dans la soul sensuelle ou le funk. Il y a trois ans, le superbe Waka parvenait presque à égaler cet album devenu culte, en remettant au goût du jour le mélange explosif entre jazz new-yorkais et traditions antillaises. Malheureusement, la récente sortie de Kayam vient un peu ternir le tableau. L’originalité semble cette fois-ci faire défaut à cet artiste polyvalent, qui nous sert un album plus réchauffé que chaleureux. Sans être déplaisant, Kayam mise sur un groove puissant mais convenu, s’inspire d’ambiances feutrées de big band américains avec trop de respect (on soulignera tout de même les interventions inspirées du trompettiste Guillaume Poncelet et du bassiste Jérémie Coke) et pâtit d’une production trop léchée. Quant aux textes de Brival, on se surprend à repérer, au détour de descriptions ou d’états d’âme, des rimes faciles ou des poncifs dommageables. Une bien grande déception décidemment.
Le site de Roland Brival.
Le site de Such Prod.
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Word on Music - 2006
1. Special Rate
2. Estimate
3. The Palace Lights
4. Daylight
5. Airsong
6. Shy Away
7. All of you
8. Off and on again
9. We wish
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Fiel Garvie - Caught Laughing
article écrit par Paul-Ramone, le 15 septembre 2006
Dix ans après ses débuts, Fiel Garvie semble avoir atteint une sérénité accomplie. Cela se ressent sur le troisième opus du quintet, originaire du comté de Norfolk, de plus en plus terrien et éblouissant. Etrangement, le choix du premier single “The Palace Lights”, une parenthèse électro-pop, est un peu hors sujet. Car la dream pop brumeuse et Lushienne de Leave Me Out Of This (2004) se parsème dorénavant d’éclaircies et d’instruments nobles. Geoff Allan - un pilier des nineties, dont le nom figure sur les crédits de la plupart des formations de Glasgow (Belle & Sebastian, Teenage Fanclub, Mogwai...) - y est certainement pour quelque chose dans ce changement de ton. Le producteur a réquisitionné avec lui une section de cordes et procure une élégance baroque aux ballades du groupe (“Special Rate”, “Intimate”). Caught Laughing donne le sentiment d’avoir été enregistré dans une petite paroisse à l’abandon, propice à la reverb naturelle (“All Of you”, très épris de Sigur Ros). Humecté du sacré, Fiel Garvie n’a pas pour autant perdu son sens ingénu de la mélodie aérienne et mélancolique, notamment sur le bien nommé “Airsong”. Mine de rien, les harmonies du duo vocal, Anne Reekie et Emma Corlett, parviennent régulièrement à décrocher une mélodie supérieure. A écouter en priorité, le grandiose “Shy Away”, qui a le don de retenir le temps en suspension.
Le site de Fiel Garvie
Le site du label américain Words on Music
Cet album peut être téléchargé sur eMusic 
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Voodoo Eros - 2006
1. Journey
2. Airships
3. Nighttime & Morning
4. Snakes & Teadesert Cathedral
5. Silent Night
6. Berry Metal
7. After Metal (Sound Of Stars)
8. Pale Dog
9. Heart Of Birdsong, A
10. Misty Song
11. Ocean
12. Disparu
13. Four Hearts
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Metallic Falcons - Desert Doughnuts
article écrit par Laurent, le 14 septembre 2006
Metallic Falcons est un projet artistique typique, proche de la caricature même. En se cachant derrière des masques de sorcellerie indiens (« les plumes, Rémy, les plumes ! ») rappelant la condition de la femme sous le régime taliban, l’une des sœurs Casady de Cocorosie (Sierra, celle qui a étudié le chant d’opéra) et la peintre Matteah Baim pensaient probablement faire passer le message (tout en affichant une indifférence hautaine soi-disant désintéressée, mûes par le chamanisme que véhicule le désert). Elles ont bien exploité la niche (il est ici question de morts, de serpents et de thé...) tout en s’entourant de leurs incontournables friends que sont Devendra Banhart, Antony, Jana Hunter et Greg Rogrove (Tarantula A.D.). Que dire de leur musique sinon qu’elle rappelle bien sûr le duo déjà cité, teinté d’obscurantisme à même d’habiller n’importe quel film qui fout la trouille (on a même droit à des hululements et des hurlements de loup !). De quoi vous donner la chair de poule si vous êtes joueurs. On y verra soit - encore - une énième version néo-folk-shoegazer-truc muche, qu’elles aiment appeler modestement soft-metal, soit, par pur snobisme, ze CD to play around making ze malin, voire enfin un recueil de chants mystiques new-age.
Le site des MF
Cet album peut être téléchargé sur eMusic 
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Minium/Discograph - 2006
1. Immersion
2. Laura
3. Blue Monk
4. Where Flamingos Fly
5. Seasons In The Sun
6. Summertime
7. Lover Man
8. Sometimes I Feel Like A Motherless Child
9. When Sunny Gets Blue
10. Love Isn’T Everything
11. Left Alone
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Bruno Angelini - Never Alone
article écrit par Fabrice Fuentes, le 12 septembre 2006
Après le lumineux piano à quatre mains de Marc Copland & Bill Carrothers, puis la quête d’éternité de René Urtreger, ce troisième volume de la collection "Standard Visit" met à l’honneur le piano solitaire de Bruno Angelini, et prouve une fois de plus que pour le label Minium, extrême musicalité rime avec originalité. Never Alone est une sorte de remake pianistique, un projet audacieux conçu comme une relecture à la fois fidèle et personnelle du célèbre The Newest Sound Around de Jeanne Lee & Ran Blake. A l’exception de “Evil Blues”, curieusement absent, et du rajout de “Left Alone” (présent ultérieurement sur l’édition du disque parue aux USA en 1987), Angelini respecte l’ordre d’apparition des morceaux issus du chef-d’oeuvre originel enregistré en 1961. Un respect chronologique qui n’entache pas sa liberté d’action et d’“immersion” (c’est le nom du titre qui ouvre l’album), vécue comme un incessant jeu avec soi-même. Suite malicieuse de reprises de reprises (l’album de Jeanne Lee & Ran Blake étant déjà en effet une magnifique réinterprétation/appropriation de standards), Never Alone éclaire une Histoire, celle d’un jazz gravé dans les mémoires qui, décidemment, ne veut pas passer - mais qui s’en plaindra ? -, tout autant qu’il s’imprègne d’une histoire personnelle dont les notes égrenées sont le plus précieux réceptacle. Au croisement du connu et de l’inconnu, dans les silences et les délicates correspondances entre les morceaux, gît une émotion de musicien sensible et concerné, des plus bouleversantes.
Le site de Bruno Angelini.
Le site de Minium.
A écouter : “Summertime”.
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Label Bleu/Harmonia Mundi - 2006
Disque 1 :
1. La Sicilia
2. Il Fiore Canta E Poi Scanisce
3. Visione Numero Uno
4. Carnevale Di Dunkerque
5. Storta Va
6. Che Cosa Sono Le Nuvole
Disque 2 :
1. Intro
2. Per Scordarti Di Me
3. Visione Numero Due
4. Antichi Insediamenti Urbani
5. Alone Together
6. Scartabello
7. Mamma Mia Dammi Cento Lire
8. Impro
9. Quando La Morte Verra A Prendermi
10. Sardita
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Stefano Bollani - I Visionari
article écrit par Fabrice Fuentes, le 11 septembre 2006
Pianiste, chanteur, écrivain, compositeur, arrangeur, leader à présent d’un quintet (complété par des invités de marque, comme le violoniste Mark Feldman ou le trompettiste Paolo Fresu), Stefano Bollani est un musicien pour le moins doué, qui dès l’âge de quinze ans jouait en tant que sideman dans les clubs de Florence. A 34 ans, celui qui se fit remarquer aux côtés d’Enrico Rava délivre aujourd’hui, avec I Visionari, une œuvre dense et accomplie, un double-album ambitieux où se déploient ses penchants musicaux éclectiques. Du jazz west-coast à la pop, de la musique savante à la chanson, la musique jouée et défendue par Bollani et sa formation ne répond à aucun impératif de styles. Si, bien sûr, le jazz y occupe une position dominante, le souci qu’a l’italien de mélanger musique improvisée et populaire, voire traditionnelle (sur “Mamma Mia Dammi Cento Lire”), désamorce toute rigidité formelle au profit d’une étonnante ouverture et d’une inspiration allègre, riche en rebondissements. De son expérience accumulée au sein de groupes pop ou de variété italienne (au début de sa prometteuse carrière, il a notamment accompagné aux claviers la chanteuse Laura Pausini), le pianiste a conservé une agréable gourmandise pour les mélodies accrocheuses, tout comme un humour irrésistible qui l’empêche de se prendre trop au sérieux et permet à la sophistication de certaines de ses compositions de trouver un pendant plus léger. Si, sur le papier, I Visionari pouvait paraître a priori trop copieux et hétérognène, il s’avère au final redoutablement abordable, intelligent et cohérent.
Le site de Stefano Bollani.
Le site de Label Bleu.
A écouter : “La Sicilia”.
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Hollywood records - 2006
1. Valley
2. Hold On )
3. Road to Gila Bend
4. Chuco’s Cumbia
5. If You Were Only Here Tonight
6. Luna
7. Two Dogs and a Bone
8. Little Things
9. City
10. Don’t Ask Why
11. No Puedo Mas
12. Free Up
13. Town
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Los Lobos - The Town And The City
article écrit par Laurent, le 7 septembre 2006
Pour ceux qui suivent ce groupe depuis longtemps, et pour d’autres raisons que leur « soporifique » reprise de "La Bamba" en 87, la carrière du groupe originaire de LA emmené par David Hidalgo, Louise Perez et Cesar Rosas ne cesse de briller par la richesse de sa discographie (14 albums !). Après quelques apartés comme les excellents Latin Playboys (Hidalgo/Perez/Tchad Blake) ou leur Best of sorti récemment, voici un nouvel album de tex-mex à écouter sur un rocking chair au bord du Rio Grande. A côté de leur country US revue et corrigée à la sauce mexicaine ("Two Dogs And A Bone"), on appréciera également les Lobos pour leurs interprétations du cru et leur vie d’immigrés à Los Angeles. "Chuco’s Cumbia", chantée en calo (jargon du coin), ou "Luna", sont à ce titre un délice, rappelant leur projet sus-mentionné, avec les cuivres et autres percussions en assortiment. Tchad Blake a été appelé en renfort derrière la table de mixage. On est surpris aussi : sur "Little Things" ou "Don’t Ask Why" on croirait écouter Steve Winwood et sa voix aérienne. Rappelant à maints égards leur chef d’œuvre Kiko, The Town And The City est un régal.
Le site de Los Lobos.
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Asthmatic Kitty - 2006
1. Avalanche
2. Dear Mr. Supercomputer
3. Adlai Stevenson
4. Vivian Girls Are Visited in the Night by Saint Dargarius and His Squadr
5. Chicago [Acoustic Version]
6. Henney Buggy Band
7. Saul Bellow
8. Carlyle Lake
9. Springfield, Or Bobby Got a Shadfly Caught in His Hair
10. Mistress Witch from McClure (Or, The Mind That Knows Itself)
11. Kaskaskia River
12. Chicago [Adult Contemporary Easy Listening Version]
13. Inaugural Pop Music for Jane Margaret Byrne
14. No Man’s Land
15. Palm Sunday Tornado Hits Crystal Lake
16. Pick-Up
17. Perpetual Self, Or "What Would Saul Alinsky Do ?"
18. For Clyde Tombaugh
19. Chicago [Multiple Personality Disorder Version]
20. Pittsfield
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Sufjan Stevens - The Avalanche
article écrit par Fabrice Fuentes, le 2 septembre 2006
Galvanisé par le succès critique et public de son précédent album, le magistral Illinois, Sufjan Stevens a décidé aussitôt de lui donner une suite avec un album-bonus composé de morceaux initialement écartés, puis finalement réenregistrés en studio et compilés pour l’occasion. The Avalanche résulte donc avant toute chose de circonstances favorables et se présente plutôt comme un opus mineur dans la discographie du musicien, ce qu’il est assurément. Trop proche dans la forme, comme dans le ton, de son imposant modèle, cet album peine en effet à convaincre de sa nécessité artistique sur la (trop longue) durée. Toutefois, il serait fort injuste de ne voir en The Avalanche qu’un succédané d’album dont l’opportunisme mercantile serait dissimulé derrière une prétendue noble opulence créative. Même facilité, forcé ou émoussé, le génie musical de Sufjan Stevens demeure incontestable. Le meilleur moyen d’appréhender ce disque, ni honteux, ni indispensable, est sans doute de le considérer, littéralement, comme un exercice de style ; c’est-à-dire l’occasion pour le musicien de mettre son style à l’épreuve, de puiser dans ses réserves et de l’épuiser (nous avec), de boucler une boucle et d’esquisser de nouvelles perspectives (d’arrangements de guitares et de cuivres notamment) qui trouveront un développement plus conséquent et convaincant lors du prochain véritable album.
Le site de Asthmatic Kitty.
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K Records / Vicious Circle - 2005
1. Every Monday
2. Take it Off
3. The Feeling of Love
4. This is Hardcore
5. Make Out
6. Then if I’m Weird I Want to Share
7. Hot
8. Rad
9. Happy Birthday
10. Marry Me
11. Tender Forever
12. The Magic of Crashing Stars
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Tender Forever - The Soft and the hardcore
article écrit par Paul-Ramone, le 30 août 2006
C’est avec 9 mois de retard que l’on découvre le projet solo d’une jeune bordelaise baroudeuse, Mélanie Valera, partie tenter sa chance aux Etats-Unis. L’aventure démarre (ou plutôt se clôture) lors d’une mini-tournée à Olympia (état de Washington), banlieue connue des indie fans pour être le fief de Calvin Johnson, ex Beat Happening et boss de K Records. A la suite de sa prestation, la légendaire figure barbue propose à la petite française d’enregistrer son premier album sous son aile. Sitôt changé son billet retour pour la France, le duo entre en studio pour mettre en boîte une douzaine de titres. Légitimement intitulé The Soft and The Hardcore, ce premier essai est un disque inclassable, oscillant entre harmonies douces bancales et mise en scène crue. Une folktronica attachante et fauchée, contoctée à partir de trois cordes de guitare sèche, quelques bribes de textures electro vintage et des idées à foison. Enrobées d’une production cabossée qui n’a pas peur de montrer ses os (“Marry Me”), les harmonies vocales splendides (“Take it Off”) accompagnées de ses paroles exorcisées ont l’intensité hypnotique d’une Chan Marshall. Disque imparfait assumé, c’est lors de ses moments d’épure que Mélanie touche la corde sensible, tel “Rad”, folk song émouvante, où le chant doublé agit sur nous comme une présence fantômatique emportée.
Le site officiel
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Bang ! - 2006
1. Keep Talking 2. Gimme Some Skin 3. Seducer 4. Electricitat 5. Scary Song 6 Keep Talking Video Clip 7 Gimme Some Skin Video Clip
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Hulk - The Codeine Session
article écrit par Laurent, le 29 août 2006
Voici un groupe belge qui, à l’instar de Two Star Hotel et Hitch, a su tisser sa toile lentement mais sûrement, loin des licenciés en marketing, pour mieux nous y attraper. Tout comme Hitch, c’est dans un rock couillu que le trio progresse, évoquant dans le désordre les Penthouse ("Electricitat"), Queens of the Stone Age (avec qui ils ont d’ailleurs déjà tourné) et - Jon Spencer - Blues Explosion. C’est aux Pays-Bas qu’ils doivent leurs premières ventes, signées sur le label Suburban et portées aux nues par la plupart des médias hollandais. Deux albums plus tard (Party Time en 2002 et Cowboy coffee & burned knifes en 2004), c’est en préparant leur troisième opus qu’ils rentrent en conflit avec leur label attitré. Signés récemment chez Bang ! - home sweet home - et histoire de nous faire patienter, plutôt que de sabrer le champagne, les nouveaux signataires du contrat nous abreuvent d’un EP tout frais tout beau enregistré aux USA au Rancho de la Luna (studio foulé jadis par PJ Harvey, Kyuss ou les QOTSA) qui donne l’eau à la bouche, avec sa brochette d’invités : Chriss Goss, Jesse Hugues, Dave Catching & Brant Björk. Deux clips réalisés par Marco Laguna figurent également sur la galette. En somme, Hulk est à Bang ! ce que Millionaire est à Pias.
Le site de Hulk(rien que pour voir le curseur de votre souris sur le menu ça en vaut la peine !)
La page My Space
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Uncivilized World - 2006
1. Voodoo (Lee Scratch Perry And The White Belly Rats)
2. Imperial Stepper (Disciples)
3. Hailing Up The Selector (Zion Train)
4. Foot Step Dub (Bush Chemists)
5. Skenga 12 mix (Manasseh & Natty P)
6. Righteousness (Cultural Warriors)
7. Be Yourself (Improvisators Dub)
8. Long Way (Weeding Dub)
9. Love In A Higher Region (King Shiloh & Peter Broggs)
10. Warrior (Iration Steppas)
11. Up Is A Long Way To Go (Zenzile)
12. Sushit (High Tone)
13. Fenetres (Brain Damage & Mohammed El Amraoui)
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Dub Stories
article écrit par Laurent, le 25 août 2006
Alors que le reggae a très vite montré ses limites, le dub a quant à lui influencé divers styles (drum & bass, électro, trip-hop, rap, R & B, punk etc...), des Clash à Gorillaz en passant par Gainsbarre, Massive Attack ou The Rakes. Il est cependant rarement pointé du doigt en tant que source de matière créatrice.
Ce dub stories, un coffret comprenant un CD et un DVD, rectifie le tir et propose une histoire du dub assez exhaustive. Le film de Nathalie Valet est très éclairant : on y apprend comment il est né, en Jamaïque, par erreur, grâce à un nouvel acteur, l’ingénieur du son, pour ensuite se nourrir et évoluer grâce à l’immigration montée sur des sound systems (sortes de camions improvisés en discothèques ambulantes) en Angleterre, avec toutes les influences exotiques permises. On voit comment l’Europe continentale, France en tête, a aussi contribué à écrire l’histoire du dub. Tout ceci, on l’apprend de façon très ludique, avec des extraits de concerts et des entretiens aussi bien avec les acteurs (musiciens, DJ, labels) qu’avec les observateurs (journalistes). On retrouve en intégralité des morceaux live de divers interprètes ainsi qu’un mix de Mad Professor dans son studio, qui se termine parce que ce dernier reçoit un coup de fil sur son portable... Assez blablaté, zieutez sur la tracklist pour constater qu’elle se passe de commentaires.
Le site de Uncivilized World
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ECM/Universal - 2006
1-Intro
2-Jahlena
3-Loharbye
4-Kokonum
5-Rubato
6-Dunya
7-Tuki
8-Kalimba 6
9-Tonya
10-Osa Yambe
11-Box
12-Me
13-Ending
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Miki N’Doye - Tuki
article écrit par Fabrice Fuentes, le 23 août 2006
Tuki est un disque au long cours, sur lequel l’imaginaire prend ses aises, voyage sans boussole et se laisse emporter hors du temps à la recherche d’un calme intérieur que notre bruyant quotidien lui accorde de moins en moins. De cette sérénité qui fait les sages, le percussionniste africain Miki N’Doye n’en manque assurément pas. La musique revêt pour lui le caractère d’une impérieuse nécessité, celle de refuser pacifiquement l’incessant manège des hommes et leurs jeux de dupes. Originaire de Gambie, mais vivant depuis trente ans à Oslo, ce malicieux conteur, qui chante en wolof et en mandingue, demeure un actif citoyen du monde, soucieux de trouver à ses revendications (“Loharbye” est par exemple une protest song contre la guerre) une forme musicale épurée. Un engagement qui évacue toutes velléités d’exotisme world. Tuki est un disque radical, inventif et moderne, situé au croisement des traditions africaines ancestrales et des sonorités hypnotiques electro-jazz les plus contemporaines. Le dispositif sonore repose sur le jeu percussif de N’Doye (il utilise un petit tambour vocal, nommé tamma, un tambour à baguettes, le m’balax, un bongo et, surtout, un petit piano à pouce au son métallique appelé kalimba), auquel s’ajoutent les claviers rêveurs de Jon Balke et une trompette aérienne (Per Jorgensen). Le minimalisme de l’ensemble, qui évoque la musique répétitive de John cale, s’avère en fait, pour qui saura faire abstraction de l’apparente aridité des compositions, d’une richesse indéniable, les notes de musique se muant en taches de couleurs fascinantes, apposées sur une toile sans fond ni bords.
Le site de ECM.
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