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Asthmatic Kitty - 2006
1. Avalanche
2. Dear Mr. Supercomputer
3. Adlai Stevenson
4. Vivian Girls Are Visited in the Night by Saint Dargarius and His Squadr
5. Chicago [Acoustic Version]
6. Henney Buggy Band
7. Saul Bellow
8. Carlyle Lake
9. Springfield, Or Bobby Got a Shadfly Caught in His Hair
10. Mistress Witch from McClure (Or, The Mind That Knows Itself)
11. Kaskaskia River
12. Chicago [Adult Contemporary Easy Listening Version]
13. Inaugural Pop Music for Jane Margaret Byrne
14. No Man’s Land
15. Palm Sunday Tornado Hits Crystal Lake
16. Pick-Up
17. Perpetual Self, Or "What Would Saul Alinsky Do ?"
18. For Clyde Tombaugh
19. Chicago [Multiple Personality Disorder Version]
20. Pittsfield
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Sufjan Stevens - The Avalanche
article écrit par Fabrice Fuentes, le 2 septembre 2006
Galvanisé par le succès critique et public de son précédent album, le magistral Illinois, Sufjan Stevens a décidé aussitôt de lui donner une suite avec un album-bonus composé de morceaux initialement écartés, puis finalement réenregistrés en studio et compilés pour l’occasion. The Avalanche résulte donc avant toute chose de circonstances favorables et se présente plutôt comme un opus mineur dans la discographie du musicien, ce qu’il est assurément. Trop proche dans la forme, comme dans le ton, de son imposant modèle, cet album peine en effet à convaincre de sa nécessité artistique sur la (trop longue) durée. Toutefois, il serait fort injuste de ne voir en The Avalanche qu’un succédané d’album dont l’opportunisme mercantile serait dissimulé derrière une prétendue noble opulence créative. Même facilité, forcé ou émoussé, le génie musical de Sufjan Stevens demeure incontestable. Le meilleur moyen d’appréhender ce disque, ni honteux, ni indispensable, est sans doute de le considérer, littéralement, comme un exercice de style ; c’est-à-dire l’occasion pour le musicien de mettre son style à l’épreuve, de puiser dans ses réserves et de l’épuiser (nous avec), de boucler une boucle et d’esquisser de nouvelles perspectives (d’arrangements de guitares et de cuivres notamment) qui trouveront un développement plus conséquent et convaincant lors du prochain véritable album.
Le site de Asthmatic Kitty.
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K Records / Vicious Circle - 2005
1. Every Monday
2. Take it Off
3. The Feeling of Love
4. This is Hardcore
5. Make Out
6. Then if I’m Weird I Want to Share
7. Hot
8. Rad
9. Happy Birthday
10. Marry Me
11. Tender Forever
12. The Magic of Crashing Stars
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Tender Forever - The Soft and the hardcore
article écrit par Paul-Ramone, le 30 août 2006
C’est avec 9 mois de retard que l’on découvre le projet solo d’une jeune bordelaise baroudeuse, Mélanie Valera, partie tenter sa chance aux Etats-Unis. L’aventure démarre (ou plutôt se clôture) lors d’une mini-tournée à Olympia (état de Washington), banlieue connue des indie fans pour être le fief de Calvin Johnson, ex Beat Happening et boss de K Records. A la suite de sa prestation, la légendaire figure barbue propose à la petite française d’enregistrer son premier album sous son aile. Sitôt changé son billet retour pour la France, le duo entre en studio pour mettre en boîte une douzaine de titres. Légitimement intitulé The Soft and The Hardcore, ce premier essai est un disque inclassable, oscillant entre harmonies douces bancales et mise en scène crue. Une folktronica attachante et fauchée, contoctée à partir de trois cordes de guitare sèche, quelques bribes de textures electro vintage et des idées à foison. Enrobées d’une production cabossée qui n’a pas peur de montrer ses os (“Marry Me”), les harmonies vocales splendides (“Take it Off”) accompagnées de ses paroles exorcisées ont l’intensité hypnotique d’une Chan Marshall. Disque imparfait assumé, c’est lors de ses moments d’épure que Mélanie touche la corde sensible, tel “Rad”, folk song émouvante, où le chant doublé agit sur nous comme une présence fantômatique emportée.
Le site officiel
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Bang ! - 2006
1. Keep Talking 2. Gimme Some Skin 3. Seducer 4. Electricitat 5. Scary Song 6 Keep Talking Video Clip 7 Gimme Some Skin Video Clip
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Hulk - The Codeine Session
article écrit par Laurent, le 29 août 2006
Voici un groupe belge qui, à l’instar de Two Star Hotel et Hitch, a su tisser sa toile lentement mais sûrement, loin des licenciés en marketing, pour mieux nous y attraper. Tout comme Hitch, c’est dans un rock couillu que le trio progresse, évoquant dans le désordre les Penthouse ("Electricitat"), Queens of the Stone Age (avec qui ils ont d’ailleurs déjà tourné) et - Jon Spencer - Blues Explosion. C’est aux Pays-Bas qu’ils doivent leurs premières ventes, signées sur le label Suburban et portées aux nues par la plupart des médias hollandais. Deux albums plus tard (Party Time en 2002 et Cowboy coffee & burned knifes en 2004), c’est en préparant leur troisième opus qu’ils rentrent en conflit avec leur label attitré. Signés récemment chez Bang ! - home sweet home - et histoire de nous faire patienter, plutôt que de sabrer le champagne, les nouveaux signataires du contrat nous abreuvent d’un EP tout frais tout beau enregistré aux USA au Rancho de la Luna (studio foulé jadis par PJ Harvey, Kyuss ou les QOTSA) qui donne l’eau à la bouche, avec sa brochette d’invités : Chriss Goss, Jesse Hugues, Dave Catching & Brant Björk. Deux clips réalisés par Marco Laguna figurent également sur la galette. En somme, Hulk est à Bang ! ce que Millionaire est à Pias.
Le site de Hulk(rien que pour voir le curseur de votre souris sur le menu ça en vaut la peine !)
La page My Space
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Uncivilized World - 2006
1. Voodoo (Lee Scratch Perry And The White Belly Rats)
2. Imperial Stepper (Disciples)
3. Hailing Up The Selector (Zion Train)
4. Foot Step Dub (Bush Chemists)
5. Skenga 12 mix (Manasseh & Natty P)
6. Righteousness (Cultural Warriors)
7. Be Yourself (Improvisators Dub)
8. Long Way (Weeding Dub)
9. Love In A Higher Region (King Shiloh & Peter Broggs)
10. Warrior (Iration Steppas)
11. Up Is A Long Way To Go (Zenzile)
12. Sushit (High Tone)
13. Fenetres (Brain Damage & Mohammed El Amraoui)
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Dub Stories
article écrit par Laurent, le 25 août 2006
Alors que le reggae a très vite montré ses limites, le dub a quant à lui influencé divers styles (drum & bass, électro, trip-hop, rap, R & B, punk etc...), des Clash à Gorillaz en passant par Gainsbarre, Massive Attack ou The Rakes. Il est cependant rarement pointé du doigt en tant que source de matière créatrice.
Ce dub stories, un coffret comprenant un CD et un DVD, rectifie le tir et propose une histoire du dub assez exhaustive. Le film de Nathalie Valet est très éclairant : on y apprend comment il est né, en Jamaïque, par erreur, grâce à un nouvel acteur, l’ingénieur du son, pour ensuite se nourrir et évoluer grâce à l’immigration montée sur des sound systems (sortes de camions improvisés en discothèques ambulantes) en Angleterre, avec toutes les influences exotiques permises. On voit comment l’Europe continentale, France en tête, a aussi contribué à écrire l’histoire du dub. Tout ceci, on l’apprend de façon très ludique, avec des extraits de concerts et des entretiens aussi bien avec les acteurs (musiciens, DJ, labels) qu’avec les observateurs (journalistes). On retrouve en intégralité des morceaux live de divers interprètes ainsi qu’un mix de Mad Professor dans son studio, qui se termine parce que ce dernier reçoit un coup de fil sur son portable... Assez blablaté, zieutez sur la tracklist pour constater qu’elle se passe de commentaires.
Le site de Uncivilized World
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ECM/Universal - 2006
1-Intro
2-Jahlena
3-Loharbye
4-Kokonum
5-Rubato
6-Dunya
7-Tuki
8-Kalimba 6
9-Tonya
10-Osa Yambe
11-Box
12-Me
13-Ending
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Miki N’Doye - Tuki
article écrit par Fabrice Fuentes, le 23 août 2006
Tuki est un disque au long cours, sur lequel l’imaginaire prend ses aises, voyage sans boussole et se laisse emporter hors du temps à la recherche d’un calme intérieur que notre bruyant quotidien lui accorde de moins en moins. De cette sérénité qui fait les sages, le percussionniste africain Miki N’Doye n’en manque assurément pas. La musique revêt pour lui le caractère d’une impérieuse nécessité, celle de refuser pacifiquement l’incessant manège des hommes et leurs jeux de dupes. Originaire de Gambie, mais vivant depuis trente ans à Oslo, ce malicieux conteur, qui chante en wolof et en mandingue, demeure un actif citoyen du monde, soucieux de trouver à ses revendications (“Loharbye” est par exemple une protest song contre la guerre) une forme musicale épurée. Un engagement qui évacue toutes velléités d’exotisme world. Tuki est un disque radical, inventif et moderne, situé au croisement des traditions africaines ancestrales et des sonorités hypnotiques electro-jazz les plus contemporaines. Le dispositif sonore repose sur le jeu percussif de N’Doye (il utilise un petit tambour vocal, nommé tamma, un tambour à baguettes, le m’balax, un bongo et, surtout, un petit piano à pouce au son métallique appelé kalimba), auquel s’ajoutent les claviers rêveurs de Jon Balke et une trompette aérienne (Per Jorgensen). Le minimalisme de l’ensemble, qui évoque la musique répétitive de John cale, s’avère en fait, pour qui saura faire abstraction de l’apparente aridité des compositions, d’une richesse indéniable, les notes de musique se muant en taches de couleurs fascinantes, apposées sur une toile sans fond ni bords.
Le site de ECM.
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Nonesuch/Warner - 2006
1. August Ending
2. House On Hill
3. Bealtine
4. Boomer
5. Backyard
6. Fear And Trembling
7. Embers
8. Happy Tune
9. Waiting For Eden
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Brad Mehldau - House On Hill
article écrit par Fabrice Fuentes, le 18 août 2006
Il est loin le temps où Brad Mehldau incarnait une nouvelle icône du romantisme fiévreux et posait en couverture des Inrockuptibles. Depuis, ses disques ont été l’objet de critiques mitigées ou d’un silence coupable qui l’ont fait dégringoler de son piédestal, avant d’être, ces dernières années, de nouveau en odeur de sainteté. Mais, fort heureusement, la mode et ses incessants revirements n’ont pas affecté l’art du pianiste, qui a gagné au fil des années en finesse et intériorité ce qu’il a perdu en joliesse complaisante. A défaut d’être un musicien fondamentalement original (comme Bill Carrothers), Brad Mehldau est un virtuose doté d’une sensibilité musicale qui transcende à peu près tout ce qu’il joue. Un musicien éminemment doué qui sait de plus très bien s’entourer. Sur House On Hill, on le retrouve en trio - avec Jorge Rossy à la batterie et Larry Grenadier à la contrebasse -, celui-là même qui le fit connaître dans les années 90. Enregisté en 2002 (à l’exception d’un titre datant de 2005), on s’explique difficilement la sortie tardive de ce disque magistral, sorte de recueil posthume des dernières cessions studio dudit trio, Jorge Rossy ayant depuis décidé de quitter le groupe pour se consacrer au piano. Il est d’ailleurs à l’honneur sur cet album, conférant un swing prodigieux aux compositions de Mehldau (on notera cette fois-ci l’absence de reprises empruntées au répertoire pop-rock contemporain), usant avec inventivité des cymbales et de la matité des toms, afin de donner davantage de profondeur à des méandres mélodiques qui ne raviront pas seulement les oreilles averties.
Le site de Brad Mehldau.
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Cryptogramophone/Orkhêstra - 2006
1. Ahfufat - For Wan
2. Solflicka
3. Water Torture
4. Don’t Answer That
5. Heart Wisdom - For Thelma
6. Rina, Pt. 1
7. Corner of Morning
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The Jeff Gauthier Goatette - One And The Same
article écrit par Fabrice Fuentes, le 9 août 2006
Le violoniste Jeff Gauthier est le fondateur et directeur artistique du passionnant label Cryptogramophone, sur lequel il signe d’ailleurs son quatrième album en tant que leader. Avec toujours le même quintet, comprenant les frères Cline, Nels aux guitares et Alex à la batterie et aux percussions, David Witham au piano et aux claviers, Joel Hamilton à la basse. La musique atmosphérique entendue ici, habillée de savoureux effets électroniques avant-gardistes, a tantôt un pied dans le jazz européen cérébral (fortement influencé par la musique de J.S. Bach et Igor Stravinsky, deux compositeurs qu’affectionne particulièrement Gauthier), tantôt l’autre dans le jazz electro-fusionnel (versant Miles Davis). Une ambivalence que déclinent les compositions de Jeff Gauthier et de Nels Cline, mais aussi de Bennie Maupin (qui a sorti dernièrement un disque magnifique sur ce même label, cf. ci-dessous) et du contrebassiste Eric von Essen, un émérite musicien mort prématurément en 1997, qui côtoya de près et joua autrefois avec les divers membres du groupe. On voit combien l’univers dense et introspectif de One And The Same se nourrit d’affects et de mélancolie, de témoignages d’admiration émouvants et de liens amicaux indéfectibles. Sans omettre cependant la mise en orbite d’un jazz singulier qui gravite librement autour des fertiles années 70 (sans parvenir vraiment à s’en détacher) et tournoie de manière voluptueuse dans des sphères célestes où raffinement et lyrisme hantent chaque morceau.
Le site de Cryptogramophone.
Cet album peut être téléchargé sur eMusic 
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Hyena Records - 2006
1. Ferris Wheel
2. Tall Drink of Water
3. Little Giggles
4. Old Man
5. Wishing Well
6. Lonnie
7. Umpty Eleven
8. Swirl
9. Moore’s Alphabet
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John Ellis - By A Thread
article écrit par Fabrice Fuentes, le 4 août 2006
Méconnu en Europe, le saxophoniste (soprano/alto) et clarinettiste John Ellis (aussi présent à l’ocarina) est pourtant un des plus brillants jeunes musiciens issus de la scène jazz new-yorkaise actuelle. On a pu l’entendre, notamment, au sein du dernier groupe de Charlie Hunter. Ses compositions sur By A Thread, son second album, font la part belle aux mélodies et laissent deviner une inspiration qui tire, pour partie, sa sève dans la pop et le rock (à l’instar des pianistes Esbjörn Svensson ou Brad Mehldau). Loin de se contenter du seul jazz, la musique de John Ellis se risque à déborder de toutes parts son pré carré initial. Un morceau comme “Tall Drink Of Water”, avec sa contrebasse aguicheuse (Reuben Rogers) et son piano délicat (Aaron Goldberg), bientôt rejoints par une batterie alerte (Terreon Gully) qui accélère le mouvement à mi-chemin, n’a de cesse de tirer son fil thématique pour l’entortiller, l’enrichir d’interactions instrumentales (la guitare de Mike Moreno fait des miracles), de dérives étonnantes qui entretiennent l’effet de surprise. Ces changements de tons et d’orientations, parfaitement fondus les uns dans les autres, nécessitent une cohésion maximale entre les musiciens du quintet qui se doivent de faire groupe. Le fil rouge est ainsi tenu d’un bout à l’autre de l’album avec rigueur, afin d’éviter des circonvolutions inutiles et que ne soit perdu le bon sens de la marche. Le principe d’incertitude n’élude pas une vision globale et homogène des choses, les morceaux retombant toujours sur leurs pattes au final. Un beau disque qui mérite le détour.
Le site de John Ellis.
Cet album peut être téléchargé sur eMusic 
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